
Grenoble, J-1 avant le départ. Plongé dans les préparatifs du voyage, l’empaquetage et le rangement, je suis envahi par une énergie nouvelle, une fraîche excitation. Les moments de stress, d’enthousiasme et de pragmatisme se succèdent. Une sorte de discussion entre un Moi, un Sur-Moi et un Émoi se met en place.
« Et si l’avion n’arrivait jamais ? »
« Je prends combien de slips ? »
« L’avion est le moyen de transport le plus sûr. »
« Va pour trois, quitte à finir certaines semaines en caleçon-Maroilles. »
« On a autant de chances de se planter en se rendant en bus à l’aéroport qu’entre Kiev et Bangkok. »
Dans la tête comme dans la valise, le but reste le même : voyager léger.