Marche à l’ombre

Une heure et demie, voilà la durée de voyage annoncée entre Koh Phangan et Koh Tao. Je quitte pour la première fois du périple mes amis, qui partent vers le Nord de la Thaïlande. Un dernier verre ensemble à deux pas du petit port de Koh Phangan, un dernier bécot, et voilà : je pars pour un bout de voyage seul, leur restituant par la même occasion bonne partie de leur intimité de jeune couple sauvage. La sensation est plus étrange que prévu. Heureux et excité de poursuivre tout seul, il n’est malgré tout pas si facile de laisser derrière moi leur bonne humeur et leurs sourires quotidiens.

En foulant le ponton d’embarquement, accablé de chaleur, je fredonne Renaud, « Marche à l’ombre ». J’aurais bien voulu, mais rien, pas une trace d’ombre, si ce n’est la mienne qui se débat et se déplace dans le soleil brûlant. J’adopte une démarche de type méditerranéo-africain, et comme un téléphone dont la batterie commencerait à faiblir, me mets en mode économie d’énergie. Le ponton, insensible à la chaleur, trace sa route, suspendu à quelques centimètres au-dessus de la mer, exposé à tous les rayons d’un soleil d’humeur cogneuse. Mes pieds chauffent dans mes claquettes, chaque pas leur prodigue un peu de vent, certes chaud, mais néanmoins salvateur. Comme mon nez aura bientôt la marque des lunettes, mes pieds auront bientôt celle des claquettes. Constatant l’immense file de passagers, et pour éviter une attente inutile sur ce bûcher à découvert, je rebrousse chemin et me planque sous un arbre, à quelques mètres du ponton et de l’eau, laissant la queue fondre vers l’intérieur du bateau. Je rejoindrai le troupeau quand celui-ci aura quasiment entièrement disparu à bord.

Dernier embarqué, on m’interpelle et me demande où je me rends : « Koh Tao ». Une île connue pour ses cours de plongée, ses fonds marins extraordinaires et ses paysages magnifiques. Bref, rien de bien original dans ce coin du monde. Un membre de l’équipage m’indique alors que mon sac passera le voyage en compagnie d’autres sacs et valises, dans un coin du bateau qui serait resté à ciel ouvert si une bâche bleue ne l’avait pas recouvert. Comme on laisse son enfant en centre aéré ou à la rentrée des classes, je jette mon sac dans le tas, en espérant qu’il se fera des copains et que je le retrouverai inviolé à la sortie.

On va pouvoir lever l’ancre. Découvrant l’ambiance à l’intérieur du bateau – du monde, peu de places assises restantes, une clim’ aussi létale que le réchauffement climatique, des vitres teintées laissant la pièce dans une curieuse obscurité – je décide de passer le voyage dehors. En quête d’ombre, je me laisse happer par le côté obscur du bateau, à tribord. J’accède au pont inférieur, enjambe un groupe de cinq Israéliennes brunes comme la nuit et belles comme le jour, puis adopte leur position.

Assis sur le pont, mes pieds pendent dans le vide, caressés de temps en temps par les embruns produits par notre puissante machine qui fend désormais la flotte avec autorité. Le temps que je m’installe, nous sommes en effet partis et si nous ne sommes pas encore à pleine vitesse, je commence à croire à l’heure et demie annoncée. On ne va pas chômer. Ça va être tout droit, fond de cinq, tout schuss, pied au plancher, poussez-moi excusez-vous.

Koh Phangan s’éloigne déjà et Koh Tao fait rapidement son apparition au loin. Nous croisons des bateaux de pêche multicolores. Ça tangue. Pas assez pour être malade, suffisamment pour s’assoupir, bercé par les flots. Pourtant, à chaque fois que j’interromps la contemplation de ce paysage à couper le souffle pour entamer une sieste bien venue, je me sens tomber en avant et cette frayeur me réveille instantanément. Les embruns, le vent tiède et l’île qui s’approche sont autant d’éléments qui à la fois bercent les passagers et les tiennent éveillés. Autour de moi, je fais l’inventaire des voyageurs emportés par le flow. Certains résistent au sommeil, d’autres y succombent paisiblement. Peinards, veinards.

En revanche, à l’approche des côtes de Koh Tao, tout le monde ouvre l’œil. Ou plutôt l’écarquille. De petits bungalows de bois sur pilotis se dressent sur une côte aux mille couleurs. Près d’eux, de longues roches verticales aux formes arrondies plongent dans la mer couleur azur. Les palmiers, quant à eux, sont à l’image des passagers sur le pont : inclinés vers la mer. Comme s’ils tentaient de distinguer les pêcheurs partis au large. Nous approchons de l’embarcadère et slalomons entre les bateaux qui emmènent les plongeurs plonger et les pêcheurs pêcher.

On accoste dans une jolie flaque d’huile, d’essence et de pétrole qui dégoûte mes camarades de navigation. Ils échangent des regards coupables. Je chantonne « Niquons la planète » intérieurement. Ont-ils conscience de la quantité de kérosène que nos avions ont consommée pour nous amener jusqu’ici ? Je ne la connais pas moi-même, mais je sais que la flaque d’huile immonde s’échappant du bateau n’est qu’un friendly reminder de l’empreinte écologique que nous laissons derrière nos pas de touristes avides de découvertes exotiques, de soleil en toute saison, de tomates en hiver.

Après avoir jeté l’ancre – et l’encre donc – le flux de passagers se dirige vers la sortie. On débarque, mais il faut encore retrouver son sac : le tas semble avoir été partiellement transféré du pont du bateau à l’embarcadère. On n’y comprend rien. Les gens courent ici et là, curieux de savoir où ont bien pu atterrir leurs affaires. J’aide un membre de l’équipage à aplanir le tas, pour qu’on y voie plus clair, alors que certains partent déjà avec leur sac sur le dos, d’un air satisfait et soulagé. On a l’impression de marcher sur un tas de cadavres : les vivants cherchent avec inquiétude le sac par définition inerte qu’ils ont perdu de vue et tentent de comprendre, la peur au ventre, ce qu’il est devenu. Le soleil brûle, les sacs de randonnée et les quelques valises à roulettes gisent là. On entendrait presque les vautours voler au-dessus de ce charnier. Plongé dans des recherches infructueuses sur l’embarcadère, je remonte sur le pont. Bingo ! Placé au sommet du tas au début du voyage, mon sac a visiblement terminé sa croisière au pied de ce même tas et n’avait donc pas été transféré dans la fosse à cadavres de l’embarcadère. Je distingue avec soulagement ses quelques couleurs vert-fluo, je l’empoigne et le place sur mon dos, comme si je venais de retrouver un survivant épargné par le massacre. Je nous extirpe héroïquement du champ de bataille et me dirige vers le village qui nous fait face. Reste à louer un scooter, se diriger vers l’hôtel et commencer l’exploration de cette île qui, au vu du nombre de personnes présentes, n’est en aucun cas isolée.   

L’éternel estivant

Koh Phangan, 8-13 février 2019

Des baignades dans une mer turquoise et tiède, des sensations fortes sur des scooters aux freinages douteux qui, malgré des descentes et des montées vertigineuses, nous ont jusque-là toujours amenés à bon port : d’une cascade à une autre, d’un torrent à un autre, d’une anse à une autre, d’un « view point » à un autre. Voilà le cadre de nos journées sur cette île splendide.

Koh Phangan

Sur mon deux roues, cheveux z’au vent, l’idée d’une sorte de journal de bord germant, je me dis que si je devais tenir un blog de vacancier ou un carnet de voyage, je l’intitulerais « Vous envierez un peu l’éternel estivant ». Même si dans sa chanson, Brassens supplie pour être enterré à la plage de Sète, ce vers – une fois extrait du reste du texte – colle à la sensation que semblent éprouver les nombreux touristes sur leurs motos. Ils sont venus (certains sont restés) pour retrouver cette sensation de liberté qu’on n’éprouve plus que durant la période estivale des vacances. On les sent heureux de ne pas porter le casque, de braver ainsi ce qui chez eux reste un interdit. L’adrénaline n’en est que plus grande, les sensations décuplées par le vent qui se faufile derrière les oreilles, caresse les lobes et les nuques, se glisse dans les chevelures et sur les torses laissés à découvert par des chemises négligemment boutonnées, volontairement dépareillées. Certes, le casque évite le traumatisme crânien en cas de mauvaise chute, mais il nous prive de bien d’autres sensations.

Je pointe ces touristes du doigt, eux qui ont été obligés de s’expatrier, de partir loin, pour (re)trouver ces sensations, comme s’ils avaient échoué à se créer une vie sensationnelle chez eux, sur le continent où ils sont nés. Dans ma tête, ce doigt réprobateur, moqueur et condescendant se retourne lentement dans ma direction. Je ne suis pas dupe : je suis dans la même situation, je suis l’un d’eux. Tel un préservatif trop frêle enveloppant un pénis de latex et de précaution, je craque : je quitte à mon tour mon casque. A une vitesse raisonnable, je fends l’air chaud de la Thaïlande et plonge dans la douceur de l’Asie. Après tout, je ne risque qu’une petite chute, pas une MST. Non, ce n’est pas bien d’enlever son capuchon, mais qu’est-ce que c’est bon !

En se promenant dans les allées des marchés, de nuit comme de jour, les innombrables étals de petites choses délicieuses se multiplient et offrent des odeurs, des couleurs et des saveurs extraordinaires. C’est épicé, ça pique, les lèvres brûlent parfois, mais tout est extrêmement goutu. Pour preuve, l’odeur du poisson restée sur mes doigts et montant à mes narines en cet instant. Ce poisson, cuit et doré sur sa grille posée là comme les lattes d’un sommier sur un lit de braise, est accompagné d’un riz blanc, de quelques légumes cuits à la vapeur et d’une sauce pimentée délicieuse. Extraordinaire. Légèrement citronnée, la dégustation est intense. Après une première approche prudente faite de bouchées attentives et calibrées, afin de bien sentir ce que je me mets sous la dent, la dégustation tourne à l’étreinte : les légumes et le sticky rice, associés au piment qui relève la douceur et le goût affirmé de la chair du poisson, ont raison de mes papilles qui m’envoient un message saliveux et clair : c’est délicieux.

Après les deux premières bouchées, mâchouillant et me retournant vers mes amis pour leur faire comprendre par de gros yeux globuleux de plaisir ô combien ce que je mange est exquis, je me laisse emporter par l’euphorie du moment, les sens en éveil. Un plat délicieux, les bruits, les lumières, les couleurs, les visages et les conversations autour de nous, la chaleur de ce marché nocturne où les odeurs montent en fumée vers les narines de chalands venus du monde entier pour goûter à cette cuisine à la fois simple et exquise. Un nouveau message me parvient du fond de moi-même : je vis un moment de bonheur.

Au milieu de cette extase, je peine à suivre la conversation entamée par mes amis et un Français bavard. Ce prof de boxe thaï est massif, ses muscles et ses tatouages débordent de son débardeur. Malgré la place qu’il prend, il n’existe pas vraiment pour moi en cet instant. Alors qu’il nous parle de la Thaïlande, de ce qu’il y fait et de ce qu’il faut y faire, je porte à sa conversation un intérêt qui frise le néant. Ne me raconte pas ta Thaïlande, laisse-moi vivre la mienne. Bien qu’il soit en face de moi, il n’est qu’une image floue et lointaine.

Mon plat est bientôt terminé. Cerise sur le gâteau, il y avait très peu d’arêtes. Malgré tout, leur nombre s’apprête à dépasser celui des morceaux de chair restant dans mon assiette. Je renonce finalement aux baguettes que j’avais utilisées jusque-là afin de mieux déguster ces derniers instants et faire durer un plaisir qui sera forcément trop court. « Quand y’en a plus, et ben y’en a encore ». Saisissant la carcasse du poisson du bout des doigts, je cherche les ultimes morceaux de bonheur charnel que recèle une assiette désormais déstructurée. Je finis par finir. C’est une tranchée après la guerre, un lit après l’amour. Étourdi par une satiété émotionnelle et stomacale, je constate à la fois que le colosse en face de moi a disparu et que ma bouche brûle encore de plaisir et de piment. Le front légèrement perlé de sueur, mon dos se renfonce enfin dans le dossier inconfortable de ma chaise. En guise de dessert, je me replonge dans les conversations et les sourires de mes amis et comprends que ce voyage sera mémorable. Peut-être même qu’il faudra en écrire quelques bouts, quitte à laisser traîner quelques arêtes.

Les glaçons culbutent les bords du verre dans lequel ma paille s’agite dans des mouvements incontrôlés et désarticulés. Elle balance irrégulièrement comme un danseur ivre qui aurait perdu toute notion du rythme et de l’équilibre. Installé comme un bien-heureux à l’ombre d’une paillote, je sirote un cocktail divinement fruité, savamment dosé, et m’apprête à reprendre courageusement la lecture. Malgré les vers teintés de mes lunettes, la mer resplendit de mille nuances de bleu dominées par une teinte turquoise éblouissante. La petite famille qui est arrivée il y a une vingtaine de minutes s’est enfin installée confortablement. Il aura fallu déballer les glaciaires, ôter les parés-haut, positionner sa serviette de façon précise et maîtrisée, l’étaler soigneusement sur le sable fin, et enfin se barbouiller de crème solaire. Ça sent le début de vacances, la période de rodage : on réapprend les rituels de la plage, on voudrait bronzer dès le premier jour pour prétendre que ce teint est naturel, quitte à risquer le coup de soleil. Mais leur teint blafard ne trompe pas : ils viennent d’arriver et le voyage semble peser sur leurs caboches aux mines fatiguées.

Leurs discussions ont cessé; l’heure est à la bronzette silencieuse. Une brise se faufile entre mes orteils, des vaguelettes viennent s’échouer timidement à quelques mètres de mes panards. Le sable est blanc, brûlant. Dans le lointain, Koh Samui découpe l’horizon. Autant dire que ça ne respire pas le stress. On est plutôt sur de la cure de quiétude et de détente, option sieste réparatrice. Mis à part le bambou un peu dur qui sculpte mon flasque séant et quelques insectes de passage, rien ne saurait perturber ce moment d’ahurissante béatitude.

Il est 11h42 lorsqu’un bruit sourd et étouffé arrive à mes oreilles. Je lève la tête et tend l’oreille, tel un chat qu’on aurait réveillé de sa sieste. Ce bruit ne m’est pas familier et je ne parviens pas à en deviner l’origine. Commençant son enquête, mon cerveau fait un tri relativement rapide et écarte quelques hypothèses : considérant la nature du bruit, l’impact n’a pu se faire ni dans l’eau, ni sur le carrelage bordant la piscine, ni sur la paillote qui m’abrite. Conclusion : ce bruit qui témoigne d’une certaine violence est le fruit de l’impact d’un objet volant non-identifié tombé sur le sable. En cherchant d’autres indices, mes yeux se posent à nouveau sur mes néo-vacanciers de voisins. Ils n’ont pas bougé d’un cil, toujours KO après leur périple. Seul l’un d’eux se redresse de sa sieste et regarde autour de lui d’un air inquiet et abruti de sommeil. Je comprends que l’OVNI a impacté le sable tout près de lui. Il est 11h43. On vient de comprendre. Il sourit, tire ses compagnons plagistes de leur sommeil et leur montre la noix de coco, échouée juste à côté de sa serviette saupoudrée de sable. J’ai du mal à sourire, car pour quelques centimètres, le touriste vient d’échapper à une fin de vacances prématurée, voire même, au vu de la taille de la noix, à une fin de vie anticipée. Le reste de la famille jette un œil ébloui vers la cime du cocotier qui surplombe la plage, puis un œil moqueur – quasi réprobateur – à la cible de cette tentative d’homicide commandité par Mère Nature. Comme si ce pseudo-incident ne valait pas la peine de se faire réveiller. Les yeux masqués par nos lunettes de soleil, la victime de ce dédain et moi-même échangeons un sourire complice. Le rescapé a failli réaliser le fantasme de tous les vacanciers : devenir un éternel estivant. Cette plage pour ultime demeure, une noix de coco pour ultime pépin, il a échappé au sommeil libérateur d’une sieste éternelle. Mais à quoi bon passer sa mort en vacances ?

Sur la ligne de départ

Genève Aéroport, le 6 février 2019. L’enregistrement débute dans deux heures. J’ai vu large (on ne peut pas en dire autant du nombre de slips que j’emporte). Ça me laisse le temps de plonger dans l’ambiance d’un aéroport international. Plusieurs langues s’entrechoquent, les cultures et les couleurs se croisent. A l’autre bout de la table où je me suis installé, des touristes britanniques ont fait le choix d’un restaurant américain pour se rassasier. Leur McDo sent jusqu’ici et semble embaumer tout le hall. Je me désolidarise en me dirigeant vers un comptoir plus intime, que j’aurais même qualifié de sympa si les prix affichés correspondaient à des valeurs en Dirhams et non en Francs suisses. Une serveuse souriante m’accueille en roulant des hanches et des « r ». Au bout de quelques secondes, je parviens à extraire notre échange du strict cadre alimentaire et lui demande d’où provient ce si joli « rrrrr » que je crois reconnaître. « Jé souis italienne », me dit-elle. L’acné qui constelle ses joues n’y fait rien, le charme opère. Non content de lui régler un sandwich et une boisson, je lui aurais volontiers offert un traitement Roaccutane si j’avais pu donner suite à notre échange. Ce n’est pourtant pas le moment, je saisis mon plateau en saluant Jessica, La-jeune-fille-originaire-de-Varese-près-du-lac-de-Côme-qui-fait-ses-études-en-Souisse. En m’asseyant, je réalise d’une part que les amateurs de gastronomie américaine sont partis et d’autre part que j’aborde désormais le transport des plateaux repas avec une aisance qui ferait pâlir l’adolescent boutonneux et fébrile que je fus.

Les terminaux d’aéroport sont aussi le théâtre d’un jeu qui me permet de patienter moins douloureusement. Le jeu du « Qui-sera-avec-moi-dans-l’avion ? ». Truffe au vent, je roule l’œil, je tends l’oreille. Des blondes à l’air glaçant passent près de la table où je déguste mon sandwich. Elles parlent ce que je crois être du Russe. Vu les autres destinations autour de l’horaire de mon vol Genève-Kiev, je décide de mettre un billet sur ces deux-là : on se reverra à bord de l’avion.

Voyager léger

Non, c’est pas des « oeufs » !

Grenoble, J-1 avant le départ. Plongé dans les préparatifs du voyage, l’empaquetage et le rangement, je suis envahi par une énergie nouvelle, une fraîche excitation. Les moments de stress, d’enthousiasme et de pragmatisme se succèdent. Une sorte de discussion entre un Moi, un Sur-Moi et un Émoi se met en place.

« Et si l’avion n’arrivait jamais ? »

« Je prends combien de slips ? »

« L’avion est le moyen de transport le plus sûr. »

« Va pour trois, quitte à finir certaines semaines en caleçon-Maroilles. »

« On a autant de chances de se planter en se rendant en bus à l’aéroport qu’entre Kiev et Bangkok. »

Dans la tête comme dans la valise, le but reste le même : voyager léger.